Suis(se)-nous dans ce festival, Meet Mit Com Con au Théâtre d’Orléans

Un carré de chocolat et un peu de fromage pour découvrir la Suisse lors de la conférence de presse organisée par la Scène nationale-Théâtre d’Orléans, jeudi 16 janvier, pour présenter la programmation du festival Meet Mit Com Con, avec des œuvres qui cassent les idées préconçues envers la Suisse. Une programmation qui se veut plus inclusive auprès des jeunes et sur les questions sociétales. Le festival en est à sa deuxième édition. 

Le Centre culturel suisse est en partenariat avec les différentes structures culturelles dans lesquelles les artistes vont performer. C’est un lieu qui promeut les artistes suisses à l’étranger. Le Centre culturel suisse a fait ses bagages temporairement à la découverte de nouveaux horizons depuis 2022, ce qui leur a permis de créer des liens durables avec les multiples acteurs culturels français. L’ADN du centre est la pluridisciplinarité, c’est-à-dire accueillir plusieurs types d’arts comme l’architecture ou les arts visuels et les artistes accueillis sont jeunes et innovants. 

À re·découvrir : Mimesis l’agenda des spectacles du Théâtre d’Orléans – Scène nationale, le mardi de 8h30 à 9h sur Radio Campus Orléans

L’équipe à la volonté d’ouvrir son festival à un public plus large. Dans la conférence de presse, les partenaires ont présentés les oeuvres les plus marquantes à leur yeux : 

Niagara 3000 de Pamina de Coulon est une pièce en partie improvisée chaque soir, influencée par les réactions du public alors captivé. Niagara 3000 fait partie d’un cycle de questionnements politiques et philosophiques sur le rapport des humains au temps. L’artiste propose une performance inspirée principalement de ses propres expériences, tout en intégrant celles des autres. La pièce est la dernière œuvre de la saga Fire of emotions évoquant l’eau qui court en référence aux fameuses chutes du Niagara. Elle ouvre le festival au Bouillon sur le campus universitaire, le 25 et 26 février.

Pamina de Coulon

Le choix des partenaires culturels de la Scène nationale est Bande originale par Old Masters. Basée sur une œuvre musicale, la pièce met en scène des marionnettes de taille humaine vivant dans une grotte. Des revendications politiques et des concepts philosophiques s’enchaînent dans le spectacle. Le tout dans un récit biographique mélangeant humour, douceur et violence sur un fond apocalyptique. Le but est ici de rendre puissant et mémorable les gestes habituels de nos vies quotidiennes. La pièce est sur-titrée et accompagnée d’une bande son ce qui en fait son originalité ! Un spectacle à voir le 11 et 12 mars au théâtre d’Orléans. 

Je suisse (or not), un spectacle atypique : tout en étant dans un ours, Camilla Parini raconte des expériences qu’elle a vécu ou qui sortent de son imaginaire. Elle reçoit ses spectateur.ices les un.nes après les autres dans l’intimité de son décor pour un échange singulier les yeux dans les yeux… d’un ours ! Il sera joué au théâtre d’Orléans, le 13 et 14 mars. 

Le Centre culturel suisse souhaite depuis des années travailler avec cette artiste, c’est à Orléans que cette collaboration verra le jour ! Lakiko, avec son violoncelle, mélange pop et électro sur des rythmes propres à la Bosnie-Herzégovine dont elle est originaire. Ses mélodies mélancoliques reflètent le traumatisme de quitter son pays natal en conflit. Elle performera au Conservatoire d’Orléans dans la salle de l’Institut le 13 mars. 

À re·écouter : Stéréo + La chute des anges + Labyrinthe – Le Mag culturel à la Scène nationale Théâtre d’Orléans

Mention spéciale pour Ceramic Circus par Julien Vogel. Un spectacle mélangeant vélo et diabolo en céramique, qu’il a modelé de ses propres mains. Il joue avec l’incertitude et le risque pour créer un mouvement dans lequel il embarque son public pour un voyage de contrastes et d’équilibres fragiles à l’image de la vie. Un spectacle à explorer le 28 février et le 1er mars prochain au théâtre d’Orléans.

“L’offre culturelle de la ville d’Orléans est très variée et mérite d’être soutenue”, souligne Jean-Marc Diebold, Directeur du Centre culturel Suisse. “C’est la première fois qu’autant de scènes, de lieux culturels différents collaborent ensemble sur un même projet. Ce qui reflète la spécificité culturelle de la France. L’Europe s’inquiète de l’effritement de cette culture.”

Meet Mit Com Con c’est 11 structures complices : Le Centre chorégraphique national, le Centre dramatique national, le Conservatoire d’Orléans, le FRAC Centre-Val de Loire, l’Alliage, l’Astrolabe, la Passerelle, le Bouillon, le Théâtre Gérard Philipe, le Théâtre de la Tête Noire et le Théâtre d’Orléans / Scène nationale. Complété par le Centre culturel Suisse, Pro Helvetia et La Sélection Suisse en Avignon.

Le coup de coeur de la Rédaction de Radio Campus, par Zéro :

« Down est une performance vibrante de Mélissa Guex et Clément Grin.

Après avoir marqué mon esprit en l’ayant découverte pendant la 20ᵉ Biennale de la danse de Lyon en 2023, les voir revenir de nouveau avec Down, un dialogue intense entre danse et percussion. Un spectacle qui explore ”la descente après l’extase” : le moment où le corps flanche et l’esprit s’évade. Avec Clément Grin à la batterie, elle traduit ces sensations en une danse explosive, à la fois colorée et viscérale, mêlant rythmes hypnotiques et émotions brutes.

Mélissa Guex et Clément Grin

Pensée comme une œuvre modulable, Down s’adapte à chaque lieu, et s’enrichit des espaces traversés. C’est une expérience cathartique et vibrante, comme si la soul et le punk se rencontraient pour nous embarquer une transe collective. »

Ils performent le 14 et 15 mars au théâtre d’Orléans. 

Prochain rendez-vous : Jeudi 30 janvier pour un nouveau numéro du Mag culturel en direct et en public depuis le hall du Théâtre d’Orléans avec les artistes programmés à la Scène Nationale et au Centre Dramatique.

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